🌦️ 5 à 12°C


Comme d’habitude, avant d’entamer le récit de la journée, petite intro avec la nuit : elle fut agitée car le vent s’est mis à souffler et ça fait vite du bruit quand on est dans une tente. Bon ce n’était pas la tempête non plus et j’avais bien planté toutes les sardines donc rien ne s’est envolé !

Ptit dej complet à la ferme avec le pain fait maison (pétri la veille devant moi et cuit à 2h du mat, pas devant moi…)

Puis c’est l’heure du ferry, on est 15 (randonneurs et voyageurs à vélo) pour 16 places, ça passe large ! Le lac est agité mais nous sommes à l’abris, seuls les vélos prennent un peu l’eau. On croise un iceberg (le dernier de ce voyage ? Peut-être pas)

Arrivé à destination, c’est le début de la Carretera Austral, route d’un peu plus de 1200km construite il y a une quarantaine d’année à l’initiative de Pinochet. La route n’est pas encore totalement goudronnée car apparemment ça commence par 400km de piste. 

Mais d’abord 7km pour nous afin de rejoindre Villa O’Higgins afin de déjeuner et faire des provisions. Sur la fin du dej, le groupe se splite :

Jay, l’ami sud coréen part en tête 

Je lui emboîte le pas 1/2h plus tard

Les 2 couples (suisses et anglo-canadien) un peu plus tard

On se dit au revoir sans savoir si on se retrouve dans 1h, 4h, 1 jour, 1 semaine ou jamais.

Les choix de chacun, le rythme, les aléas et autres péripéties décideront pour nous. J’espère bien les recroiser pour ma part, c’était génial ces jours passés ensemble.

Pour ma part, j’ai spoté un refuge à une cinquantaine de km de là qui pourrait bien faire l’affaire pour la nuit.

La piste, en tout cas pour l’instant, s’avère bien roulante, un vrai plaisir. Rien à voir avec les pistes défoncées sur lesquelles j’ai bien galéré en Argentine. Et le paysage est somptueux, malgré une météo maussade avec quelques légères averses.

Vers 19h30, après l’avoir loupé et donc en revenant sur mes pas, je trouve le refuge et vois 3 vélos garés : celui de Jay, et ceux d’un couple de français arrivé 2h plus tôt. Les popotes sont déjà à l’action.

Après une rapide toilette (piste=poussière), je me joins à eux. Jay a lancé un petit feu dans la cheminée (et ouais refuge 3*) donc l’atmosphère est cosy. Par contre, il n’y a pas la place pour loger 4 personnes, le couple de français plante la tente à proximité. Jay installe son matelas par terre et moi sur quelques planches.

Demain c’est un nouveau ferry qui se présente : il est gratuit apparemment car c’est un passage « obligé », il n’y a aucune autre route.