⛅️ 3 à 14°C
La nuit fraîche mais en fait j’adore. Oui quelle bonne sensation de se glisser dans son sac de couchage après s’être bien gelé les miches toute la soirée. Enfin quand je dis toute la soirée… à 22h tout le monde est sous sa tente.
Et toute la nuit on sent le froid ambiant, le nez tout gelé est un bon indice, mais dans le sac de couchage, qu’est-ce qu’il fait bon !
Allez hop, il est 7h46, je sors de ce fameux sac de couchage, car une journée particulière nous attend.
D’abord, frontière côte argentin, avec un seul garde frontière, un poste non informatisé, pas trop de stress.
Le plus dur reste à venir, à savoir 6km dans la forêt sur un sentier, pas du tout adapté aux vélos, à fortiori à des vélos de 35 à 50kg. Les pentes nous obligent à pousser nos vélos, parfois en s’y mettant à 2 ou 3 par vélos. Les passages de rivières nous imposent d’être encore plus pour sécuriser nos précieuses montures. Mais on adore ça ! C’est la galère mais elle a un goût d’aventure.
Il nous faudra 3h pour parcourir les 6km. Puis c’est la bascule côté chilien, et le chemin de croix se transforme en piste de cailloux, pas facile mais presque adaptée aux vélos, enfin plutôt aux VTTs.
C’est maintenant au poste frontière chilien qu’il faut montrer pâte blanche.
2h plus tard, le passeport est enfin tamponné. Pas un problème d’affluence, car en 2h, personne d’autre que nous 6 ne s’est présenté mais les mystères de la bureaucratie…
La suite du parcours, faute de route, ni-même de chemin, passe par une traversée du Lago O’Higgins mais nous avons appris entre-temps que le bateau du jour n’a pas pu traverser dans l’autre sens (vent trop fort) donc nous espérons qu’il sera là demain.
Heureusement, une ferme surplombant le lac propose moyennant 10.000 pesos (env 10€) de poser sa tente avec une douche chaude en bonus. C’est à la roots mais il y a des clous pour accrocher sa serviette et ses affaires : perfecto !
Au moment où j’écris ce récit, 22h22, à l’abri sous ma tente, j’entends quelqu’un fendre des bûches à proximité. J’ouvre discrètement : c’est le fermier avec sa hache pour alimenter son poêle. Ça sent bon le bois fraîchement coupé, ça sent comme chez Pépère et Mémère, j’adore