☁️☀️ 17 à 23°C
Réveil vers 7h après une très bonne nuit, au calme. Gros ptit dej car un joli programme m’attend : une ascension de 2000m, sur un peu plus de 30 bornes. Je crois que je n’ai jamais fait ça à vélo, enfin il faudrait que je vérifie mais je ne pense pas, et à fortiori jamais chargé comme une mule.
Ça démarre avec une grosse couverture nuageuse, dommage pour la vue mais cool ça m’évite de surchauffer dès le matin. Je transpire quand même beaucoup et ça imbibe ma guidoline qui d’habitude sèche au fur et à mesure grâce au soleil. Celui-ci est de retour à mi-ascension et j’en profite pour faire sécher ma gapette.
Bizarrement, même si c’est long, je monte pépère et je ne galère pas. Il me faudra tout de même 5h50 pour passer ce col… avec une petite pause dej un peu avant la fin, à l’ombre (fine) d’un poteau électrique.
Après ça je me retrouve sur un genre de plateau qui semble être un haut lieu de l’observation astronomique puisqu’un gros télescope européen y est installé depuis quelques années et qu’un nouveau (encore plus gros) est en finalisation de construction : infos à vérifier.
J’adore le décor : plus du tout de végétation, des couleurs ocres et si ce n’est la route, peu de trace humaine.
En fin de journée, je me trouve un spot de bivouac éloigné de la route. J’utilise une partie de mon eau pour une petite douche car si tout se passe bien, demain j’arrive à Antofagasta.
En parlant d’eau, merci au pickup qui s’est arrêté pour me faire don d’une bouteille, je n’étais pas en galère aujourd’hui mais ça fait toujours chaud au cœur. Et ça a été ma seule « conversation » avec des humains aujourd’hui.
C’est en dînant que j’ai versé ma petite larme, quand, en éteignant ma frontale et en levant les yeux au ciel, j’ai eu la chance d’observer un ciel étoilé comme je n’en avais jamais vu. On a l’habitude de voir quelques étoiles lumineuses, de reconnaître la Grande Ourse et d’autres mais là, ce sont des étoiles partout partout, les plus lumineuses et une infinité d’autres. J’ai même du mal à repérer la Grande Ourse justement tellement il y a d’étoiles partout, un truc de zinzin. Pour profiter au max, je ne monte pas le toit de la tente, je pourrais donc profiter du spectacle au milieu de la nuit si je me réveille.