☀️ 15 à 29°C


Après une bonne nuit au calme (pas une seule voiture entre 22h et 7h04), rangement de la tente avant de passer au p’tit dej et comme je m’y attendais un peu, je suis invité à le partager chez l’un des villageois dans la maison d’Ernan en l’occurrence avec son oncle Mario. Je ne repars donc pas avec la faim et tant mieux car le programme de la journée est simple : continuer l’ascension débutée la veille. D’après mes calculs, il faudrait que j’essaie de finir vers 2000m d’altitude pour passer sereinement le col à 3560 le lendemain.

Le long faux plat initial se transforme vite en montée plus raide avec de courtes descentes parfois. Les vues sont impressionnantes, le rythme un peu moins. Je me retrouve le midi dans un petit village avec 20km au compteur. Je fais le plein d’eau car on me dit que ce sera plus compliqué par la suite. 

Parti le matin avec 3L, j’en ajoute 3 autres.

La pause dej à 15h dans le dernier village avant le col est très agréable mais je ne trouve pas un villageois (je pense que ce sont pratiquement tous des mineurs et donc à la mine) à qui quémander de l’eau supplémentaire.

J’avais fait un trait sur mes espoirs de douche mais je me dis que je suis un peu juste pour le dîner (préparer des pâtes, faire la vaisselle) si je veux garder des réserves pour le lendemain. 

Je commence donc le rationnement.

Mais un peu après 19h j’aperçois une ferme et ce sera mon salut. Après avoir rempli une grosse bouteille d’eau je demande aussi si je peux poser ma tente au milieu des chèvres. Le fermier semble hésitant mais c’est finalement ok. C’est double banco : je suis à l’abri des pumas (nombreux dans ces montagnes m’a-t-on mis en garde) et de la soif puisque je peux me resservir en eau, avec parcimonie cependant car il n’y a pas d’eau courante par ici, c’est un gros réservoir en plastique.

Pour demain, le col semble hors de portée car je suis seulement à 1650m d’altitude donc je vais réfléchir à la bonne tactique pour dormir à la bonne altitude et… bien gérer l’eau.