💨☁️💨⛅️💨 5 à 11°C
Nuit fraîche mais OK : merci le toit en dur de ce refuge même si ça brinquebalait fort avec le vent.
Pluie au réveil donc je suis resté au chaud dans mon duvet jusqu’à ça ce calme.
Et hop reparti pour une journée face au vent. Avec un objectif : arriver à Porvenir (la prochaine ville) en 2 jours, c’est à une petite centaine de bornes.
Le vent est légèrement moins fort que la veille mais toujours costaud et face ou 3/4 face. Pour corser le tout, seulement les 100 premiers mètres sont asphaltés, le reste : de la piste, parfois excellente, parfois rocailleuse. Une vraie route est en cours de construction pour la remplacer. Et un gars du chantier m’intercepte pour me donner un paquet de gâteau et de l’eau : top
Quelques instants plus tard, un 4*4 ralenti à ma hauteur et la passagère me tend un petit paquet avec un jus et un paquet de gâteau : comme un gros couillon je décline en expliquant qu’on vient déjà de m’en offrir. Alors qu’un p’tit jus pour le prochain p’tit dej… 😋
Et dans la foulée, encore une voiture qui m’interpelle pour me demander si tout va bien : 1 chilienne et 2 françaises à bord donc on discute 5’
À peine reparti, 4 voyageurs à vélo déboulent en face : 3 italiens et leur guide (de Chamonix)
Puis plus rien de la journée, seul face au vent, à lutter.
Jusqu’au moment crucial à 18h, bifurcation sur la piste :
à gauche, Porvenir par la route de la mer, complètement exposée au vent, itinéraire pris par le groupe d’italiens
à droite, piste dans les collines, c’est ce que me propose mon GPS
Je choisis la 2ème option, en recherche immédiate d’un spot de bivouac abrité. Pas facile, le bord de la piste est partout inondé mais après 45’ à guetter, je trouve le spot parfait. Vu magnifique, au calme, je n’entends que les oiseaux et les guanacos.
Bilan de la nuit au prochain épisode.