⛅️🌦️ 10 à 17°C
Après avoir eu la chance la veille d’assister au retour des moutons, je suis aux premières loges pour voir leur départ vers la montagne, toujours encadrés par les Border Collie.
Dans le même temps je petit déjeune et mon tapis de sol sèche au vent. Important ça se tout bien sécher avant de partir, quand on peut. Ça évite du surpoids, des odeurs et du pourrissement.
38km avant le prochain bled. D’abord 24 sur de la piste pas top, faux plat descendant, vent dans le dos, obligé de freiner pour ne pas se faire trop secouer.
Et le miracle arrive, ce dont je rêve depuis quelques jours : une route en dur !
Fini le bruit du gravier, fini les glissades plus ou moins maîtrisées, fini de se faire secouer, fini d’être en panique pour le matos qui tremble…
Le bonheur du silence et la sérénité : il est à nouveau possible de lâcher une main pour attraper son téléphone et faire une photo sans devoir s’arrêter.
Toujours le vent dans le dos, j’arrive à Villa Cerro Castillo pour l’heure du dej où je dois peut-être retrouver Antoine, rencontré la veille. Mais après un 1er tour de village, pas de trace d’Antoine donc je me pose pour déjeuner. 2h plus tard, après avoir fait le plein de tout (d’air dans les pneus, de nourriture dans l’estomac et d’électricité dans la powerbank), je me remets en route pour un gros morceau : un joli col avec un peu plus de 700m de D+ pendant une quinzaine de km. Et bizarrement, ça passe beaucoup mieux que la veille car la pente est régulière, la température idéale et le vent favorable.
À la clé : mon 1er col au-dessus de 1000m, ok c’est pas dingue, et des plus hauts m’attendent Inch Allah.
L’étape se conclut après 102km mais surtout 10km de lutte ardente contre le vent afin de pouvoir me mettre à l’abris dans un camping mais en dur (=chambre)
J’ai adoré cette étape avec la panique de se faire rattraper par la pluie qui s’abattait sur les montagnes derrière moi et ce vent dans le dos, que c’est bon : position bien relevée, les coudes sortis pour faire parachute !