🌤️ 10 à 24°C


Réveil à 7h14 et départ à 10h14. Déjà je ne suis pas très efficace sur le paquetage mais en plus quand il y a quelques français avec qui taper la discute, le planning glisse.

Enfin il n’y a pas vraiment de planning mais j’ai quand même repérer sur l’itinéraire un camping à 81km donc il ne va pas falloir trop traîner. 

D’abord petites courses de rigueur avant de quitter tout village : bananes, carotte, pain de mie, chorizo et une petite bière au cas où si j’ai un coup de mou !

Les 25 premiers kms sont bien rocailleux comme on n’aime pas, ça s’annonce compliqué de faire 80 bornes .

Mais la route s’améliore ensuite donc je reprends confiance. Le paysage ne m’éveille même plus pourtant c’est toujours très joli. On peut être vite blasé par tant de beauté (des montagnes et des rivières magnifiques, avec très peu de traces de l’homme) mais j’essaie de garder les yeux grands ouverts et de profiter.

Km 50, j’aperçois au loin un cycliste enfourcher son vélo sur les bords d’une rivière. Depuis le début de la matinée, je voyais régulièrement une trace de vélo toute fraîche dans le gravier et j’espérais bien identifier l’auteur de cette trace. 

C’est chose faite car le cycliste en question m’a lui aussi aperçu. C’est Antoine, français bien entendu, parti d’Ushuaïa un peu après moi. On fait connaissance et on roule ensemble jusqu’au km82 où je mets le clignotant pour rejoindre mon graal du jour : le camping. Antoine, souhaite poursuivre un peu à la recherche d’un bivouac. On espère se retrouver à Villa Cerro Castillo le lendemain.

Le camping en question, une vraie ferme où je peux poser ma tente sur une belle pelouse bien rase, merci les chevaux qui paissent ici. Pour profiter du moment, il vaut mieux aimer les animaux car j’ai le droit à la visite des chevaux en question, de plein de chiens (des Border Collie surtout), de poules et de canards. Puis c’est le retour des moutons qui rentrent de la montagne escortés par les Border Collie.

Ce moment de grâce est interrompu par des voyageurs, 2 argentins avec qui je parle allemand (notre langue commune car ils habitent à Hambourg) puis une voiture avec 3 personnes qui decident de planter leur tente à 2m de la mienne, alors qu’il y a 1 hectare autour de nous.

Et là, 22h24, je suis en fin de récit prêt à dormir mais ils ont branché un générateur pour gonfler leur matelas qui tourne depuis bientôt 1h, ça doit être un matelas de compet… ou un gonfleur de merde. 


Demain la pluie arrive à priori, pour 3 jours, fini la fête. Bon ça tombe bien, je commençais à être à court de crème solaire.