☁️⛅️🌧️💨💨⛅️💨💨⛅️ 7 à 16°C


Bon allez je mets les pieds dans le plat directement : j’en ai chié, comme rarement à vélo 


Mais je vais vous narrer cette 2ème étape avec ses hauts et ses bas.


Ça a plutôt bien commencé .

Après une nuit parfaite, p’tit dej en tête à tête avec un québécois qui voyage lui à moto…. depuis 5 ans ! Le mec est hyper sympa, il a arpenté l’Amérique du Sud en long, en large et en travers, il me donne donc plein de conseils.

Je suis prêt à décoller vers 9h, petite photo avec le papi qui gère l’hostel pour son hall of fame et GO.


Le projet du jour : rallier Rio Grande, la prochaine ville sur l’itinéraire, à 108km, moins de dénivelé que sur la 1ere étape, ça va passer frisou ou pas.


Au début, RAS, jusqu’à un panneau annonçant un danger : traversée de Guanaco 🦙 

J’avais oublié que j’allais peut-être croisé la route de ces cousins du lama donc je suis à l’affût, et il n’a pas fallu longtemps pour qu’ils apparaissent.

La grosse blague : au bord de la route, des 35t peuvent passer à toute berzingue, le guanaco ne bouge pas une oreille. Par contre, quand un cycliste poids plume déboule à 14km/h, ils prennent la poudre d’escampette : la vie est injuste.

Malheureusement ces courts moments  d’extase devant la faune est vite gâchée par la pluie qui tombe. Le temps d’enfiler ma tenue de pluie, je peux reprendre la route en défiant les éléments. C’était sans compter sur l’un d’eux : LE VENT et surtout LE VENT DE FACE. Au 50eme kilomètre, en arrivant sur la côte (atlantique), terrain dégagé, le vent souffle fort, trop fort. Ce sont donc 5h de lutte qui s’engagent. Et tout ça, en ayant fait l’impasse sur le dej : pas un abris où se cacher donc complicado d’allumer le réchaud et j’ai laissé mon fromage dans le frigo de l’hostel… Je dois donc me contenter de pain, de cacahuètes et de gâteaux.

J’en chie comme jamais : je suis planté à 8km/h alors que j’appuie fort sur les pédales. Et c’est tellement long !

Je n’ai pas trop le choix : impossible de planter la tente dans ces conditions donc il faut pédaler, et rejoindre Rio Grande. 

Je passe quelques péripéties mais 8km avant le but final : gros virage à droite, le vent devient favorable. Je peux enfin souffler et quasi sans pédaler, je rejoins l’hostel de ce soir : tout miteux mais tellement heureux d’en être venu à bout.


Plus jamais… enfin j’espère, car la météo des prochains jours laisse peu de place au doute : VIENTO, VIENTO, VIENTO ! 💨