⛅️💨💨💨 7 à 15°C


La nuit au poste souvent c’est pas top, enfin c’est ce qu’on dit. Pour ma part cette 1ère expérience de nuit au poste de police fut plutôt satisfaisante : j’ai dormi comme un loir. 

Je sens bien que les heures de luttes sur les cailloux de la veille ont laissé des traces : j’en encore mal partout (mains, épaules, cervicales, fesses) mais pas au jambes. 

Le programme du jour : encore 20km sur cette piste chaotique puis retour sur la route. Il restera 100 bornes jusqu’à El Calafate donc probablement en 2 fois car le vent souffle fort et sera cette fois défavorable.

La partie piste se passe finalement pas trop mal, les cailloux sont moins gros, quelques parties sont même roulantes.

Et comme je souhaite que les traditions perdurent, je fais une petite pause pour déplacer quelques pierres et prendre un petit selfie : 1000 ! Déjà

L’arrivée sur la route marque la fin de la récrée. La direction change et le vent n’est plus mon ami. Rebelotte pour quelques heures de souffrance avec 3 leitmotivs :

  • Appuyer sur les pédales
  • Essayer de rouler droit pour ne pas se faire happer par un camion 
  • Où est le prochain abris ?

Pas grand chose pour se distraire : 

  • trop de vent pour écouter de la musique 
  • le paysage : de la pampa à perte de vue 
  • je vois plus de guanacos morts (ils se prennent les pattes dans les barbelés quand ils loupent leur saut)

Mais après plusieurs hésitations, je réussis à rejoindre un spot de bivouac près d’une rivière (=douche) et plutôt abrité. 

Il ne me restera plus que 40 bornes pour le repos tant attendu. Je vais essayer de partir le plus tôt possible avant que le vent se lève.