Oh le réveil qui pique à 2h40, je venais à peine de m’endormir. Mais j’ai une excuse : dormir à 6 dans une cabane de 5m2 avec un volcan qui gronde toutes les 5-10 minutes plus l’excitation du moment à venir n’est pas chose aisée.

Le moment en question, c’est la montée sur les pentes du Volcán Fuego avant l’aube. Montée avortée la veille en raison de la pluie.

Bon cool, à 3h quand c’est l’heure de partir, il ne pleut plus.

Moins cool, à 3h10, quand tout le groupe est enfin prêt, il pleut à nouveau.

Après quelques moments d’impatience car les pauses se multiplient pour attendre les retardataires, nous arrivons enfin sur le point de vue avant le lever du jour. 

Quelques mots sur le Volcán Fuego : 3763m d’altitude aujourd’hui, il est en éruption depuis 1524 paraît-il (selon Wikipedia) avec des hauts et des bas.

Évidement, en tant que touriste, même si je tiens à ma vie, j’espère qu’il soit sur une période de haut, à savoir de belles éruptions, mais pas trop.


Petite parenthèse 

Si ce matin j’étais au pied de ce volcan avec un réveil à 2h40, c’est grâce à un couple de voyageurs à vélo, croisés au tout début de mon voyage (en Patagonie) et à la toute fin du leur puisqu’ils ont réalisé un Alaska-Ushuaïa. Notre rencontre a été courte, une dizaine de minutes maxi rapport au vent frais, mais depuis 9 mois je suis leur aventure à rebours. Très régulièrement, je lis leur blog sur Polarsteps (la référence des blogs de voyage, concurrent de travelmap), et leur récit/photos du volcan était tellement dingue que je me suis dit qu’il fallait que j’y aille aussi. Merci à eux donc.

Fin de la parenthèse 


Vers 5h, nous atteignons enfin le point de vue ultime, quelques centaines de mètres sous le cratère (150m selon les guides, au moins 1km selon moi), pour profiter du spectacle. Quelques nuages passent au-dessus du volcan mais l’expérience reste folle : des bruits d’explosion et des jets de lave incandescente, c’est foufou !

Le vent est fort, et au regard de l’altitude et de mon pauvre équipement, je suis frigorifié.


La suite de la journée après ce moment WAHOUH : descente puis remontée au camp de base pour le desayuno. Paquetage et redescente finale.


Pfiou je reviens à Antigua, bien crevé, mais avec un moment mémorable++ dans ma tête.


Au retour, hors de question de reprendre le vélo donc j’ajoute une nuit à mon hôtel fort agréable, lancement d’une laundry, sélection des photos, écriture de ce récit, il est 18h47, je ne vais pas tarder à aller au lit, avec cette fois un gros dodo en perspective.