🌦️ 6 à 14°C


Allez je vous dis ce que j’ai sur le cœur : depuis un peu plus d’une semaine, il pleut tous les jours. Certes ce n’est pas le déluge mais des averses matin ou midi ou soir. Ou les 3. Ça fait partie du voyage, jusque là j’avais eu beaucoup de chance avec une météo très favorable. Alors oui on peut faire du vélo lorsqu’il pleut et oui on peut camper lorsqu’il pleut mais à titre perso, je ne trouve pas ça très agréable. Et surtout quand ça dure un peu, ça devient pesant d’avoir la plupart de ses affaires mouillées. Par exemple, je n’ai maintenant plus qu’un bermuda vélo et plus qu’une paire de chaussettes vélo (je me suis allégé à La Serena, il y a 1 mois). Donc quand ils sont mouillés et qu’ils n’ont pas séché la nuit, il faut les ré-enfiler le lendemain matin, à la fraîche, car à 4000m, le matin il ne fait pas bien chaud.

Et donc ce matin, j’ai décollé avec des affaires un peu humides et un ciel toujours aussi menaçant. Le programme du jour : tenter de rallier Oruro, grande ville (la 5ème plus peuplée du pays) à 120km de là. Si les conditions ne le permettent pas, j’ai repéré des abris potentiels. 

Mais, bien determiné, je démarre fort la journée en appuyant plus que d’habitude sur les pédales et les kms défilent. La route est sèche et les averses insignifiantes. 

Je fais ma pause dej au km 86 : une tomate et du très bon fromage acheté à Potosí, 4 jours plus tôt. Et eurêka : le soleil est de retour. J’en profite pour étaler sur mon vélo mes affaires qui n’avaient pas sécher la nuit dernière. Ça paraît pas grand chose mais ça me remplit de bonheur.

Fin d’étape avec ce qu’il me reste de force et arrivée à Oruro largement avant la nuit, et toujours le carnaval qui bat son plein.

Je peux même flâner dans la ville, au milieu du marché, conscient de la chance que j’ai de découvrir la vie des boliviens dans une ville comme Oruro, ancienne cité minière importante aujourd’hui un peu sinistrée mais il y a de la vie. Et pas un touriste ! Enfin si un…

Donc on fond du trou ce matin, je suis refait ce soir. D’autant que me suis trouvé une pizzeria où il fait chaud et un petit rouge local qui passe bien. 

Demain : je vais essayer de faire dévoiler ma roue arrière car le pneu frotte contre les embases depuis plusieurs jours maintenant puis petite étape en direction de La Paz (à 230km de là) où j’espère retrouver des amis suisses !


Et il faut que je fasse une photo de passage de x 1000 km, des idées ?