☀️🌤️ 7 à 22°C
Passage de frontière aujourd’hui
Et donc au revoir le Chili. Et merci.
Petite émotion hier soir en me couchant et en réalisant que c’était ma dernière nuit dans ce grand et beau pays. Sur les 3 mois depuis le début de mon aventure je pense avoir passé au moins 2 mois au Chili. Et par choix. Car beaucoup de cyclo-voyageurs empruntent une route plus est et privilégient l’Argentine. J’ai fait un choix différent et je ne le regrette pas.
Merci donc le Chili pour tes super décors (très variés) et bien sûr merci les chiliens, de belles rencontres : cœur cœur love paillettes.
La bascule vers la Bolivie, je l’attendais depuis… le départ !
Pour moi, c’est le début de la vraie aventure. Argentine et Chili sont 2 pays développés, très européanisés. Donc génial, on mange bien, on peut payer presque partout avec sa CB, il y a de l’eau chaude sous la douche (souvent), de l’asphalte sur la route, du réseau ou du Wifi presque partout, et en cas de pépin des hôpitaux qui donnent confiance et surtout de la Patagonia Austral Hoppy Lager.
En Bolivie, il va falloir que je m’adapte à un mode de vie différent, un peu plus roots sans doute, et tant mieux.
J’ai eu la chance de découvrir ce pays il y a un plus de 15 ans et j’avais adoré.
Ces premiers tours de roue en Bolivie, après un passage de frontière sans encombre, n’ont pas été facile mais j’appuie sur les pédales avec entrain, tellement excité par ce nouveau chapitre qui s’ouvre.
Aujourd’hui, étape 100% ripio (route de gravier / sable / sel / terre / cailloux) plus ou moins roulant, plutôt moins que plus. J’en ai bavé en fait, et fait des choix hasardeux parfois pour essayer de trouver des revêtements plus faciles mais ça s’est fini en petite galère (poussage, chute) le tout sous un soleil omniprésent. Pas un point d’ombre de la journée.
1er village bolivien : San Juan
C’était ma cible depuis le début de la journée, car je n’ai plus grand chose à manger.
J’y arrive à 18h ou à 19h, je ne sais pas trop (Garmin me dit 18h, Apple me dit 19h). Le village semble dessert, pas un chat et les 3 « hôtels » référencés par Komoot sont tous abandonnés. Après avoir sollicité quelques locaux, je finis par identifier un hôtel dont la façade peu engageante dissimule un vrai hôtel, hôtel de sel en l’occurrence, donc le mobilier et la déco sont en sel. C’est commun dans la région mais ça fait son petit effet.
Ce soir je profite du wifi (payant) pour réfléchir à demain et après demain. Le Salar de Uyuni se présente mais je ne sais pas vraiment comment l’aborder. Il faut que je fasse quelques réserves de bouffe et d’eau, car s’il n’est pas inondé, je souhaite passer au moins une nuit, idéalement deux au milieu de ce désert de sel.
To be follow