Si l’on excepte les chiens venus aboyer régulièrement autour de ma tente, ce fut une nuit correcte. Pas de fraîcheur matinale mais un peu d’humidité venue du sol qui m’impose d’essayer de sécher le tapis de sol mais faute de soleil, je remballe en l’état. 

Et c’est parti pour une grosse étape, je vise un camping à 108km de là.

La 1ere partie, vent dans le dos et autoroute en construction (=super bitume) passe crème. L’itinéraire me fait ensuite quitter cette autoroute pour une route assez fréquentée, notamment par les camions chargés de bois. La cohabitation est parfois un peu tendue et dangereuse. Une belle terrasse ombragée pour le dej me redonne un coup de boost… de courte durée car il fait très chaud et le vent est moins favorable sur la 2eme partie de journée. 

À la vue d’un camping, je met le cligno plus tôt que prévu pour une halte  salvatrice.

Aujourd’hui, comme hier, comme avant-hier, j’ai eu le droit à des automobilistes qui me doublent s’arrêtent et me proposent de me déposer plus loin, où je veux. Sont-ils extrêmement gentils ? Ont-ils pitié ? D, la réponse D ?

Demain, il me reste moins de 70km pour atteindre Concepción et probablement 1 ou 2 jours de repos. 

Ouais OK, cette étape manque de grosses anecdotes, on va la classer dans les étapes de transition.