🌤️ 10 à 28°C


Ouh la bonne nuit sous la tente. Pas de route à l’horizon, le grand calme, la sérénité. Et la fraicheur mais tant mieux, dans quelques semaines elle risque de me manquer cette fraicheur nocturne.

3km me séparent de la bascule en haut du col mais avant ça, le poste frontière côté argentin. Un beau bordel, et le douanier qui tenait absolument à savoir où j’allais et à ne surtout pas utiliser un mot en anglais. Arf le petit pouvoir dont il est fier de jouir.

Puis magie, la passage du col, la frontière géographique et l’asphalte !

Et le poste frontière côté chilien. C’est plus pro mais ce petit pouvoir, eux aussi aiment le faire ressentir, surtout jamais d’empathie. 

Les restrictions « food » sont nombreuses pour entrer au Chili mais fort de mes précédentes expériences, j’ai caché au fond de mes sacoches tout ce qui est interdit (oui, pas bien) : mes œufs (les fameux) et mon fromage. Pas de chance, cette fois ils ont un scanner et mes sacoches doivent y passer. J’ai donc dû finir mon pot de miel 🍯, pendant que mes 400g de lentilles (transportées depuis Ushuaïa) partaient à la poubelle. Les œufs sont passés sous les radars et j’ai réussi à négocier pour mes pruneaux et raisins secs en échange d’une leçon de français au douanier très cool. 


Après ces épisodes administratifs, j’entame une grosse descente mais la vue sur le volcan mérite d’être immortalisée avec une mise en scène 3000km !

Peu après, c’est un nouveau volcan qui se profile, le volcán Villarrica, moins haut (2800m vs 3700 pour le précédent) mais encore plus joli de mon point de vue.


La suite de l’étape : de la descente mais du vent défavorable, je tape un petit 74km/h mais peine à rejoindre Pucón où je me pose pour une pause salvatrice (1 nuit confortable, peut-être 2).


Présentement c’est grosse reflexion sur l’itinéraire des prochains jours pour rejoindre la côte pacifique.