🌧️☁️ 3 à 10°C
Je me réveille ce matin, prêt à affronter les éléments pour une longue journée avec 60km de stop avant d’attaquer l’étape : 93km, du dénivelé, de la pluie, du froid et peut-être des ours.
Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. En effet, après 1h30 de stop sans succès, j’ai changé mes plans. En ce dimanche matin, la route, déjà peu empruntée (car c’est un cul de sac), est quasi déserte.
À 11h30, j’ai pris la décision de rouler les 60km me permettant de revenir où j’étais il y a 2 jours.
La pluie fut finalement supportable. Le plus gros obstacle, les ours.
Le 1er d’entre eux, un gros grizzly, m’a fait bien peur. Je ne l’ai vu qu’au dernier moment alors qu’il était « juste au-dessus » de moi, sur une butte au bord de la route.
Le 2ème, je l’ai vu de loin. Il était en plein milieu de la route donc difficile de le manquer. Je me suis approché doucement en espérant qu’il s’éloigne dans les bois. Mais que nenni, il a continué sa route… dans ma direction. Petite hésitation, séance photo/video, puis j’ai fait demi-tour en me retournant pour voir ce qu’il faisait. Il a continué sa route, toujours dans ma direction.
Que faire ? Je n’allais quand même pas revenir 45km en arrière. J’ai donc patienté un peu. Il s’est doucement approché, j’ai reculé. Puis il s’est finalement dirigé vers le fossé du bord de la route. J’ai donc profité de cette opportunité pour passer discretos et hop, obstacle évité sans anicroche.
Fin de l’étape en restant à l’affût mais plus d’émotions fortes.
Ce soir, je dors dans un camp de travailleurs : ce sont des conteneurs transformés en chambres, douches communes et repas inclus.