☀️9 à 23°C
Hier soir, je me suis mis en tête de me réveiller pas trop tard pour essayer de partir tôt. En effet, pas d’excuse du froid, pas d’excuse du toit de la tente à sécher (car nuit à l’hôtel).
Ayant pris la décision de viser la côte, et donc de repasser par Los Angeles, 200km ont été ajoutés à mes prévisions. Afin de ne pas être en stress sur les prochaines semaines (car je dois quitter les US avant le 15 mars), je vais essayer de faire de grosses étapes dans les prochains jours pour reprendre un peu de gras. Enfin je vais plutôt perdre du gras du coup (de gras du bide).
L’étape du jour présentait un profil plutôt descendant et le vent dans le dos toute la matinée m’a bien aidé. Résultat, au moment de la pause dej, alors que le compteur affiche déjà 83km, je commence à imaginer viser une distance symbolique :
- pourquoi pas le record du voyage (151km je crois)
- pourquoi pas les 100 miles (un symbole fort ici)
- pourquoi pas le record du 1er voyage (171km je crois)
Mais avant ça, quelques obstacles et le premier, une piste sablonneuse sur mon itinéraire Komoot. Autant dire que je prends très vite la décision de l’éviter ce qui m’embarque sur l’autoroute pendant 15 bornes.
Puis retour sur une route moins fréquentée et là je passe en mode triathlete : je descends les mains sur le cintre, je baisse la tête et j’écrase les pédales. Je me revois quelques années en arrière, quand j’essayais de taquiner le chrono sur triathlon ou tout du moins quand j’essayais de rivaliser avec mes potes d’Issy Tri.
Les kilomètres défilent, une station essence me permet de faire le plein… d’eau. Moyennant 7$49 car par d’eau potable au robinet des toilettes chimiques.
Peu après, panneau indiquant que la route est fermée. L’autre option, c’est l’autoroute mais alors qu’il va bientôt être l’heure de dénicher un lieu de bivouac, aucune envie de m’engager sur l’autoroute, où les bas côtés ne riment pas avec sérénité.
Je décide donc de m’affranchir de l’interdiction pour emprunter cette route fermée. Je comprends ensuite assez vite pourquoi elle est fermée à la circulation. Plusieurs des ponts qui lui permettent de passer au-dessus des rivières sont affaiblis voire affaissés.
À vélo, je réussis à contourner les obstacles et les distances symboliques tant convoitées se concrétisent peu à peu.
Au final, 176km qui se finissent au beau milieu de la route 66, sur un pont endommagé : endroit parfait pour pousser à fond le curseur de cette étape symbolique. Je monte la tente au milieu de la route, pile poile au moment du coucher de soleil. Je peux enfin souffler et me délecter d’une boisson houblonnée avant d’attaquer mes traditionnels œufs durs.
Demain : ça continue sur cette route déserte avec toujours de la bonne météo au programme et surtout des températures parfaites pour rouler et pour bivouaquer. Le bonheur.
PS : je suis donc de retour en Californie, avec maintenant 9h de décalage avec la France métropolitaine et 2h avec le Mexique 💚🤍❤️