☀️-2 à 17°C
Comme j’étais au lit (enfin au matelas fin) tôt, vers 21h, j’étais réveillé tôt. Cette fois l’eau du bidon n’a pas gelé et le toit de la tente n’est pas couvert de givre.
Parfait, ça me permet de remballer plus vite. Bon, ce n’est pas la canicule non plus car je remballe avec les gants épais que j’ai au préalable pris le temps de réchauffer entre mes cuisses.
À 8h je suis au ptit dej compris dans le prix de la nuit au camping. Il ne paye pas de mine mais comme je suis seul, je me sers à volonté avec l’ambition de faire des réserves de calories pour sauter le dej.
L’étape du jour ? Tout frisou ! Du faux plat descendant avec vent dans le dos. Han, quel plaisir d’avancer sans appuyer sur les pédales. En vrai, j’appuie un peu quand même car je veux arriver le plus tôt possible à Kingman en espérant y trouver un bike shop ok pour s’occuper de mon vélo.
Un stop tout de même pendant cette étape rapide, au General Store d’Hackberry, pour son côté typique du coin : de vieilles voitures, de vieilles pompes à essence, de vieilles pubs Coca dans une atmosphère US datée mais au charme certain.
En approchant de Kingman, le traffic s’intensifie sur la 66 mais j’arrive en début d’aprem au shop ciblé. Le mécanicien, aussi patron du shop, s’occupe d’un vélo mais met son chantier entre parenthèses pour prendre en charge le mien. Mon cahier de doléances :
grand plateau qui ne passe plus
petit pignon qui ne passe plus
frein arrière tout mou
pneu arrière tout lisse
des bruits bizarres de partout
Le chantier est compliqué car beaucoup de pièces sur mon vélo sont d’origine, en particulier les deux dérailleurs et clairement, ils commencent à souffrir des kilomètres endurés et des conditions climatiques diverses.
Presque 3h plus tard, après avoir été l’attraction des clients de passage, je repars avec mon vélo pourvu d’une nouvelle chaîne (la 7ème depuis Ushuaïa), d’un nouveau câble de dérailleur, d’un nouveau pneu arrière, de re-fill de liquide de frein. Le tout pour 105$ avec 0$ de main d’œuvre. Ouahhh, un énorme merci Ed, quelle chance d’avoir poussé la porte de ton bike shop. J’adore les bike shops…
Je pousse ensuite la porte de l’hôtel le moins cher du coin, en fait le 2ème moins cher et je m’y installe pour une nuit voire deux probablement, rapport au repos, à la lessive, à la planification de la suite, aux courses, à la cuisson des œufs, etc.
Demain : je vous parle des édentés ici, un sujet triste