☀️ 5 à 18°C
Nuit fraîche mais agréable malgré quelques bruits liés aux lignes haute tension au-dessus de ma tente.
À 7h07, les rayons du soleil commencent à toucher la tente, moment parfait pour plier le sac de couchage, l’oreiller, le matelas et le drap de soie, puis mes mérinos avant de sortir le nez dehors.
P’tit dej classique : un peu de céréales, un yaourt aux fraises, une banane et une tartine au miel.
Après avoir tout ranger, je m’élance sur la piste entamée hier après midi. J’espérais qu’elle soit plus roulante mais pas vraiment. Les galets ont laissé place au sable et surtout, je quitte le plateau pour entrer dans une zone de canyons où les descentes abruptes précèdent les côtes tout aussi abruptes. Résultat, 3h à lutter pour avancer doucement, faire un petit film pour faire marrer mes potes, et surtout pousser mon vélo, beaucoup pousser.
Je retrouve ensuite enfin l’asphalte avec l’envie de m’arrêter au premier hôtel de la prochaine ville. Une pizzeria se présente d’abord et les prix affichés sont raisonnables donc je m’y arrête pour étudier différents scénarios. Je prends finalement la décision de continuer pour aller planter la tente 25km plus loin.
Entre temps, changement d’état, au revoir le Nevada et bonjour l’Arizona, que je ne vais parcourir que pour quelques kilomètres car demain matin, nouvel état déjà !
Le spot du soir est nickel : au calme, belle vue, sol pas trop dur et rien de trop piquant pour ne pas trouer mon matelas, ce qui est souvent un challenge dans ces zones désertiques. Seul regret, j’y suis arrivé un peu tard alors que j’aurais aimé profiter du soleil bien installé dans ma chaise avec une petite Modelo dans la main.
Demain je vise un hôtel pour une douche et du Wifi afin de bien planifier la suite.
PS : j’ai oublié de narrer une double rencontre à la station service, peu de temps avant de trouver mon lieu de bivouac.
D’abord un américain m’aborde pour me demander où je vais. Alaska. Il ne réagit pas, il veut en fait savoir où j’ai prévu de dormir. Je lui indique donc une direction, à 5-6 miles de là. Il me dit alors « Do you have a gun ? There’s a lot of mountain lions over there » avant de remonter dans son gros pickup. Je l’informe que je n’ai pas de gun et que je vais être prudent.
Deuxième échange, je veux acheter une orange à un vendeur de rue qui vend de gros filets d’orange. Il m’offre l’orange mais je lui laisse un petit billet et engage la conversation. Sans surprise, il est mexicain, de Puebla, une jolie ville que j’ai eu la chance de découvrir sur mon trajet.
Bref, 2 échanges rapides et tellement clichés.