⛅️🌤️ 12 à 33°C
Réveil un peu humide, il a plu en début de nuit et ça a fini par s’infiltrer par endroits. J’hésite donc à remballer fissa comme prévu (car longue étape en perspective) ou attendre que le soleil vienne sécher tout ça. J’opte pour la solution une et part donc avec une tente toute mouillée, ainsi que ma tenue de la veille.
L’étape commence avec la fraîcheur matinale liée à l’altitude (2300m) mais avec 50km de descente pour revenir à 500m plus le soleil qui pointe, la température grimpe vite, je peux donc enlever mon kway, puis mon coupe vent puis troquer mon mérinos manche longue contre mon marcel. La route est d’abord belle puis très belle (enfin le paysage pas le revêtement qui lui est bien dégradé) et le traffic très faible. Une vingtaine de kilomètres de montagnes russes au milieu d’un canyon avec des cactus partout marque l’entrée dans une région vraiment aride, que c’est beau. Je suis comblé. Seule ombre au tableau, il n’y a pas d’ombre, et la température tutoie les 40°C sur mon compteur : nickel pour sécher ma tente et mon tapis de sol lors d’une pause, moins nickel pour le cycliste sensible.
À une dizaine de kilomètres du but, dans une petite ascension, je sens que je suis en surchauffe. Je m’arrête sur le bas côté partiellement abrité par un arbuste au feuillage peu dense. Je m’asperge avec l’eau chaude d’un de mes bidons. Ça va pas mieux et je commence à voir des étoiles. Je pose rapidement mon vélo et m’allonge. Les quelques véhicules qui passent ensuite s’arrêtent tous pour me venir en aide mais ça va déjà mieux.
Je remonte en selle et m’offre quelques rafraîchissements au village suivant et ça me permet de rallier l’arrivée sans encombre : un hôtel nickel à bon prix. Pas de clim mais un ventilateur efficace donc donc parfait pour sécher mes tenues après les avoir rapidement lavées.
Demain : je me tâte entre une mini étape et une nouvelle étape costaud. Ou une étape moyenne si je trouve un endroit ou dormir au milieu.