☁️⛈️🌧️⛈️ 23 à 29°C
Malgré quelques cafards dans la chambre, j’ai bien dormi donc je suis en forme pour une nouvelle longue étape. Une étape 100% autoroute aujourd’hui, dans l’état de Veracruz (après l’état de Tabasco traversé hier et avant-hier).
Sur la papier, faire du vélo sur une autoroute, ça fait pas rêver mais ici les bande d’arrêt d’urgence est plutôt large et propre donc ce n’est pas désagréable et je me sens plutôt en sécurité. D’autant plus que le traffic est léger et les vitesses raisonnables.
Petit bonus même : chaque camion qui me double « m’aspire » avec lui.
En milieu d’étape je déchante un peu car la pluie fait son apparition, d’abord légère puis plus intense. Petit coup de chance, au moment où un orage gronde, il y a un abris au bord de la route où je me réfugie pendant 2h, sans autre occupation que de regarder les véhicules passer et soulever des nuages d’eau. À défaut de meilleur matériel, je symbolise le cap des 17000km avec quelques ramboutans (si j’avais anticipé, j’en aurais mangé moins au ptit dej)
Il pleut toujours quand je remonte en selle mais je ne suis pas en sucre… et surtout j’ai envie d’arriver avant la nuit. Il me reste 40km, une paille sur cette autoroute toute plate. 40km de l’enfer finalement car un déluge s’abat et la route est vite inondée. Les camions qui me doublent m’envoient des gerbes d’eau énorme. La première surprend fort puis on s’habitue. Parfois recouverte de plus de 10cm d’eau, la route devient piégeuse car impossible de voir les nids de poule. Malgré quelques frayeurs j’arrive sain et sauf à bon port, dans un port pétrolier justement, le plus important du Mexique. Et donc pas le lieu le plus sexy du pays. Il faudrait que je pense un jour à planifier mes étapes…