🌤️⛈️ 23 à 33°C


Petit point météo : cela fait 3-4 jours qu’il ne pleut plus la nuit (ou alors léger au point que je n’entende rien). Et alors me direz-vous ? Et bien cela ouvre de nouvelles perspectives, notamment pour dormir sous la tente.

Il se trouve justement que sur mon parcours, un lieu semble propice et se trouve à une distance dans la cible, en l’occurrence 100km. C’est plus que ma moyenne mais vu le terrain (bitume propre), l’absence de vent et le dénivelé (très faible), l’objectif est réaliste.


Je débute donc la journée tout guilleret. Le paysage, comme hier, n’a rien de sensationnel mais j’ai de nouveaux podcasts donc la journée est agréable et ça fait toujours plaisir de bien avancé.

J’avance si bien que j’arrive à destination à 14h30. Je prends donc le temps d’analyser le spot pour être sûr qu’il n’y a pas de vice caché. L’endroit en question se trouve au bord d’une lagune, ou d’un grand marécage c’est selon. Donc attention danger mosquitos ! Mais j’ai ce qu’il faut pour les éloigner. Et attention danger crocodiles comme indiqué sur un panneau à proximité. Bon je n’ai rien pour les éloigner mais une rapide enquête de voisinage m’informe qu’il n’y a pas de risques. 

L’endroit est charmant, malgré quelques ordures et ce qui fini par me convaincre, il y a un toit. En effet c’est un spot de piquenique et la région étant pluvieuse, un toit en taule abrite les quelques tables.

Par contre, comme il est 14h30, je ne me vois pas trop squatter là jusqu’à la tombée de la nuit, moment opportun pour monter la tente. Je retourne donc au village à 500m de là, j’en fais le tour et bingo il y a un restaurant qui sert des bières et avec du Wifi. J’y fait la rencontre d’un certain Oscar, en déplacement professionnel et plutôt loquace : parfait pour passer le temps, d’autant plus que le Wifi ne fonctionne pas lorsqu’il y a des coupures de courant. Et entre temps un violent orage s’est abattu, donc coupure de courant.

À 17h30, l’orage est passé et c’est le moment pour moi de retourner à mon spot de bivouac. Brève hésitation sur où monter la tente : 

sous le toit mais sur du béton

sur l’herbe mais exposé aux intempéries 

Vu les nuages noirs et les éclairs au loin, ce sera sous le toit. Petite douche grâce à l’eau collectée au restaurant et hop sous la tente. Cette dernière présente pas mal de traces de moisissures : pas étonnant vu l’humidité et surtout vu que je ne l’avais pas sortie depuis le Nicaragua, il y a 1 mois déjà.


À l’heure où j’écris ces dernières lignes, l’orage gronde à nouveau et il pleut des cordes, mais je suis au sec.


Demain : direction le Golfe du Mexique, que j’atteindrais ou pas.