🌧️🌥️🌧️🌥️🌧️🌥️🌧️ 13 à 21°C


Pour le titre de ce récit, voici l’explication :

200 000 : car j’ai franchi aujourd’hui le cap des 200 000m de dénivelé positif, 200 0063 pour être précis.

au mental : car aujourd’hui, j’ai eu plusieurs fois envie de lever le pouce pour monter dans un 4*4. En vrai ici on ne lève pas le pouce, on fait un grand geste avec le bras vers le bas mais vous avez compris l’idée.


Ce matin, après y avoir pensé toute la nuit, je ne m’étais pas encore décidé sur l’itinéraire du jour. 2 options : la plus courte me proposait une côte de zinzin avec du 14% de moyenne sur un chemin de pierre m’a-t-on dit mais praticable à vélo. La moins courte avec 2 grosses côtes et un bout dé panaméricaine.

Comme il pleuvait ce matin, j’ai essayé d’analyser les 2 options et j’ai fini par choisir la 2ème car trop peur de me mettre dans une galère et de devoir faire demi-tour avec la 1ère. Sachant que j’ai déjà fait demi-tour hier.


À 9h, alors que la pluie s’est enfin arrêtée, je pars enfin, à rebrousse chemin par rapport à la veille. Assez vite, je me retrouve dans la 1ère difficulté du jour et c’est parti pour pousser le vélo sur des pentes déraisonnables. Je donne tout pour que mon compteur ne se mette pas en pause automatique (sous les 2km/h). Le pourcentage moyen, de 10%, donne lieu à des passages à 19%. Tout le monde ne se représente pas ce qu’est une côte à 19%. Pour ceux qui ont eu la chance de venir à Bormes les Mimosas, c’est la pente pour sortir de l’impasse des canaris, enojado !

Arrivé en haut, après 2km de répit, rebelotte pour à nouveau plus de 600m de D+ et 12% en moyenne. J’hésite, battement du bras ou déconnexion du cerveau. Je repense à toutes ces côtes déjà franchies depuis 10mois, aux moments les plus durs et je me dis que rien ne m’empêche de franchir celle-ci. Je verse une petite larme et j’y vais, en poussant avec des douleurs partout (cervicales, pieds car j’ai des ampoules depuis le volcan Acatenango, mains et cuisses toujours pas remises du volcan elles non plus).

1h30 de souffrance plus tard, j’arrive au sommet. Pas de récompense car par de panneau souvenir et pas de vue (pas merci les nuages).

Trempé (de sueur), je me change quasi intégralement pour ne pas être frigorifié dans la descente. 

La 3ème difficulté du jour, c’est 20 bornes de panaméricaine, sous la pluie et sans accotement. Le plaisir n’est pas au rendez-vous sur ce genre de portions où à tout moment un camion ou un chicken bus peut semble vouloir te pousser dans le talus. 


Malgré ces difficultés, la fin de l’étape arrive et je me récompense moi même avec un hôtel bon marché mais fort agréable. Lessive rapide, c’est pas du luxe, avant d’aller faire quelques courses pour l’apéro (récompense #2) et le p’tit dej avant d’aller au resto manger des brochettes (récompense #3)


Dilemme sur les jours à venir : je vise la ville de Flores pour découvrir le site Maya de Tikal. Mon rêve pour aller là bas, une longue descente mais à l’heure où j’écris ce récit, je n’ai pas trouvé. Si quelqu’un a un itinéraire magique, je suis preneur car les côtes où je suis obligé de pousser, jpp (comme disent les jeunes je crois). Merci i par avance.