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Mission du matin : trouver l’écusson du drapeau du Salvador 🇸🇻. Dans les jours à venir, et ce jusqu’à la frontière, je vais plutôt traverser de petites villes. C’est donc peut-être ma seule chance de dénicher le précieux sésame. Depuis la Bolivie, je recouvre petit à petit ma sacoche de cadre (celle où j’ai toutes mes choses précieuses) des écussons des pays traversés. Pour l’instant c’est un sans faute car j’ai réussi à collecter tous les drapeaux, dans des formats différents mais ils sont en place.

J’arpente donc le centre ville, fait le tour du marché, demande à beaucoup de commerçants, mais c’est un échec. Après 3/4h à errer, j’abandonne et quitte la ville pour me lancer dans l’étape du jour : 65km sans difficultés, si ce n’est la chaleur, pour rejoindre la côte Pacifique.

À chaque pause fraîcheur, je me surprends à entamer la conversation quasi systématiquement. Ma frustration des premiers mois de ne pas parler espagnol s’est estompée. Je baragouine, ce n’est pas du gros niveau, mais je comprends de mieux en mieux et me lance de plus en plus. 

Et j’ai même une blague favorite, qui marche à tous les coups. À la question « ¿ de dónde eres ? », m’a réponse est simple « soy de Francia ». Et j’enchaîne avec un petit « y tú ? ». Et dan certaines circonstances, ça fonctionne carrément bien. Aujourd’hui notamment quand une petite camionnette de policía national me double, s’arrête sur le bas côté et me fait signe de m’arrêter à mon tour. Je suis assez serein, rapport à mes 17km/h, ce n’est pas pour excès de vitesse qu’on m’arrête. En fait, c’est juste pour discuter. Et vient vite la fameuse question « ¿ de dónde eres ? ». Là le « y tú » est efficace.  Le policier rit en me montrant son écusson EL Salvador 🇸🇻. Je rebondis direct en lui disant que j’en recherche un pour ma collection. Il essaie alors d’arracher le sien sans succès et me dit qu’il n’a probablement pas le droit de détériorer son uniforme. La conversation continue et on se quitte après une franche poignée de main. 1km plus loin, la camionnette ralentit à ma hauteur et il me tend son écusson, je suis refait.


RAS sur le reste et la fin de l’étape. 


J’arrive à El Tunco, petit spot de surfeurs. Petit mais prisé car le 1er hôtel où je me rends est complet. Je vais dans celui d’en face et prends leur dernière chambre.

Je découvre vite la raison de cet engouement en voyant des surfeurs avec maillot « Panamá surf tram » puis « Nicaragua surf team ». Je me dis donc qu’il y a une petite compétition locale. Que nenni ! Ce sont les championnats du monde des nations, si j’ai bien compris. Et en effet, le niveau est costaud, ça change de Basile, Auguste et Alex au Costa Rica. L’équipe de France est aussi présente avec notamment Kauli Vaast, que je pense avoir croisé. Mais déso, je suis pas du tout expert en surf.


Demain c’est repos, je vais donc pouvoir profiter du spectacle et ouvrir ma culture G au monde du surf.