☁️🌥️⛈️ 19 à 27°C


Une nuit rythmée par les bruits :

d’abord celui du ventilateur, bien utile pour respirer un peu dans la chambre

puis par celui des oiseaux et animaux en tout genre

ensuite celui des camions, sur la route mais surtout ceux qui se garent au pied de l’hôtel et qui aiment laisser tourner leur moteur

et enfin celui des averses violentes 


Au petit matin, la pluie a cessé et je peux prendre la route sous un ciel clément… mais pas pour longtemps.

Je prends tout de même du plaisir car c’est plutôt descendant l’environnement très spécial  : je roule à fond les ballons sur la bande d’arrêt d’urgence entre d’énormes semi-remorques qui font des gros nuages d’eau et la jungle luxuriante.


La pluie s’interrompt et la cote du jour se présente. 

N’ayant rien de très excitant à manger dans les sacoches, je m’arrête dans un resto au bord de la route. Je suis en mode cracra, alors que j’ai pris une douche la veille au soir : en 2h30 à rouler à côté des camions, je suis recouvert d’une belle couche de crasse. Petit coup de fil aux parents : papa a roulé 100 bornes ce matin, est-ce qu’il s’affûte pour me rejoindre dans quelques semaines ?!?


Vient une belle ascension, un peu plus de 1000m de D+ avec un profil typiquement local : gros raidar, replat, gros raidar, replat… le tout avec l’ambiance locale qui va bien : on est dimanche, tout le monde met la musique à fond dans sa maison et comme les maisons sont très ouvertes, tout le monde en profite, moi le premier. Et je bénéficie des encouragements au bord de la route. Les gens sont à fond, j’ai l’impression d’être la lanterne rouge du Tour de France. Dans les voitures et sur les motos aussi les gens sont au taquet. J’ai le droit à un énorme « I love you » venant de la fenêtre d’une voiture mais je ne sais même pas si c’était un homme ou une femme !

Un peu plus loin, une voiture se met à ma hauteur et on me tend… un régime de bananes ! No joke, un régime ! J’accepte une banane. 


Fin de l’étape moins fun, petit déluge à 3 km du but. Et 3km en montée, ça laisse le temps de bien se faire mouiller.


J’atterris dans la chambre la plus pourrie depuis le départ: pas de fenêtre, draps avec des poils, suicide shower dans le couloir menant aux toilettes. 

Mais j’ai passé une excellente journée (merci les colombiens) et je vais sortir mon matelas et mon drap de soie donc tout va bien se passer.


Demain : arrivée sur Medellin pour probablement 2 jours de repos/visite