🌤️🌧️ 9 à 17°C


Après une journée difficile et une nuit pas folle, ou si justement un peu trop folle, la fenêtre de ma chambre (sans carreaux) donnant sur un restaurant festif, musique à fond jusqu’à 2h30 du mat, je décide de prendre mon temps le matin. 

Départ un peu après 9h après avoir profité du soleil matinal pour sécher ma tenue de la veille et donc la remettre : elle n’a servi que 3 fois et a même été rincée par la pluie donc elle est nickel et sent presque la rose.

Programme du jour : 20km de descente puis de la montée. Plusieurs solutions d’hébergements étant possibles si la météo n’est pas favorable donc pas de stress.

Afin de « préparer » cette étape et surtout de savoir à quoi m’attendre, j’ai lu le récit de blog d’un couple de voyageurs croisés en Patagonie dont le pseudo est Cycl’op, j’en ai peut-être déjà parlé, bref. La façon dont ils parlent de la descente que je vais emprunter (pour eux c’était une montée) est énorme, voici leur propos :


" C’est la route de l'ingénieur bourré que nous empruntons. Que donnerait un tracé de route si l'ingénieur en chef est rond comme une queue de pelle ? Nous avons la réponse !

Un enchaînement de morceaux d'autoroute, bien large bien lisse, et à chaque virage, l'asphalte laisse place à la caillasse sur une largeur d'à peine une voiture. Tous les 300 m environ le tracé est ponctué d'un éboulement, en même temps vu la nature des talus pas étonnant ... Et puis, pour couronner le tout, des tronçons qui partent droit dans un mur et s'arrêtent net. Cycl'Op en vient à se demander si la technique n'a pas été de larguer par hélicoptère une série de pelleteuses de manière aléatoire et tacher de relier les morceaux.

Bref, nous sommes rôti mais au moins ça nous fait rire."


Je me disais qu’il y avait probablement un peu d’exagération, comme parfois dans les récits de voyageurs, pour captiver le lecteur. Et bien non, encore mieux dans la vraie vie : cette route est un sketch de haut en bas, parfois parfaite, même si tellement surdimensionnée, et tout à coup, plus rien puis à nouveau parfaite, le tout sans raison apparente. 

Voilà 20km de descente à se demander pourquoi et à sourire intérieurement. Merci la DDE péruvienne.


Arrivé en bas, après avoir franchi le Rio Tablachaca, que je longeais la veille et l’avant veille, ça remonte en jolis lacets. Le soleil se fait plus discret, bientôt remplacé par de petites averses mais le revêtement est très correct, pédalable â 90% malgré les glissements de terrain, toujours eux.


Je remonte ainsi sur 20km et 1000m de D+ avant de me poser dans un hôtel aux murs en terre, confort basique mais douche chaude. Et comme j’y arrive tôt et qu’il pleut, j’ai le temps de nettoyer ma tenue, après 4 jours ce n’était pas du luxe. de morceaux d'autoroute, bien large bien lisse, et à chaque virage, l'asphalte laisse place à la caillasse sur une largeur d'à peine une voiture. Tous les 300 m environ le tracé est ponctué d'un éboulement, en même temps vu la nature des talus pas étonnant ... Et puis, pour couronner le tout, des tronçons qui partent droit dans un mur et s'arrêtent net. Cycl'Op en vient à se demander si la technique n'a pas été de larguer par hélicoptère une série de pelleteuses de manière aléatoire et tacher de relier les morceaux.

Bref, nous sommes rôti mais au moins ça nous fait rire."


Je me disais qu’il y avait probablement un peu d’exagération, comme parfois dans les récits de voyageurs, pour captiver le lecteur. Et bien non, encore mieux dans la vraie vie : cette route est un sketch de haut en bas, parfois parfaite, même si tellement surdimensionnée, et tout à coup, plus rien puis à nouveau parfaite, le tout sans raison apparente. 

Voilà 20km de descente à se demander pourquoi et à sourire intérieurement. Merci la DDE péruvienne.


Arrivé en bas, après avoir franchi le Rio Tablachaca, que je longeais la veille et l’avant veille, ça remonte en jolis lacets. Le soleil se fait plus discret, bientôt remplacé par de petites averses mais le revêtement est très correct, pédalable â 90% malgré les glissements de terrain, toujours eux.


Je remonte ainsi sur 20km et 1000m de D+ avant de me poser dans un hôtel aux murs en terre, confort basique mais douche chaude. Et comme j’y arrive tôt et qu’il pleut, j’ai le temps de nettoyer ma tenue, après 4 jours ce n’était pas du luxe.