🌤️🌥️🌩️ 2 à 12°C


Comme la veille, réveil matinal, un peu avant 5h même cette fois-ci.

Il fait nuit mais au moment de mettre le nez dehors, vers 6h, c’est ciel complètement dégagé : youpi.

Petit loupé sur un passage de gué, un peu plus profond qu’envisagé et je trempe mon pied droit. L’eau est fraîche, tout comme le fond de l’air donc j’ai vite le pied gelé. Mais le soleil ne tarde pas à passer au-dessus des montagnes et je profite d’une pause pour faire sécher au soleil chaussette, chaussure et semelle.

À mi-étape, Charlotte n’étant pas dans un grand jour et la pluie étant annoncée pour le milieu d’après-midi, je prends la poudre d’escampette afin d’essayer d’arriver avant la pluie. La cible du jour : un abris au pied du glacier Pastoruri, à 4845m d’altitude.

À proximité du 1er col du jour, le décor devient très impressionnant avec des pics recouverts de neige un peu partout. Le col lui même est un peu enneigé mais uniquement sur les faces sud. Les 3 dernières heures de vélo de la journée seront assez magiques, ça ne rend pas forcément sur les photos mais ça fera probablement partie des plus beaux paysages que j’ai traversés. L’orage gronde au loin mais quelques rayons de soleil me réchauffent aussi.

Et tant mieux car nouveau record d’altitude pour moi avec un col à 4866m cette fois.

Après un peu plus de 6h de vélo, j’aperçois enfin « le camp de base » du glacier Pastoruri : un parking et quelques baraquements. Et bam la grêle se met à tomber, à 800m du but ! Je finis en danseuse et réussis â arriver quasi sec.

Charlotte et Thibault arriveront un peu plus tard un peu moins secs.

La grêle, qui s’est transformée en pluie-neige a fait fuir les derniers touristes du glacier et le camp est uniquement pour nous. Nous pouvons installer nos tentes sous un toit et abritées du vent. 

Le dîner est vite expédié car ça caille sévère et à 18h30, je suis déjà emmitouflé dans mon sac de couchage.


Demain : 74km de descente jusqu’à Huaraz, d’abord sur piste puis sur asphalte. Avec à nouveau un joli décor à la clé paraît-il, en espérant que la météo soit clémente.