🌤️🌧️ -1 à 17°C


Une nuit dont je me souviendrais. Pas beaucoup dormi. Ce n’est pas ni le froid ni l’humidité qui m’ont empêché de dormir mais plutôt le fait de cogiter : mon vélo n’est pas fonctionnel pour repartir et pas sûr de pouvoir le réparer. Donc j’essaie d’élaborer des plans : stop jusqu’à la prochaine ville, puis bus jusqu’à la grosse ville où il y a peut-être un mag de vélo disposant du matos adéquat. 

À 5h, rangement de la tente avant l’opération de la dernière chance sur mon vélo : échec, le pneu se dégonfle instantanément.

Je dis donc au revoir à Charlotte et Thibault avec qui je collais depuis 15 jours. 

13km me séparent de la prochaine ville. J’hésite entre le stop ou la marche en poussant le vélo mais comme il y a peu de trafic sur cette route, le choix est vite fait. Après 9km, à la faveur d’un embranchement, des voitures me doublent enfin mais il reste peu de distance donc je décide de continuer en poussant ma bicyclette. En me doublant, Raymundo, cycliste sexagénaire, entame la discussion et m’accompagne chez un réparateur à l’entrée de la ville. Un réparateur de motos…

Mais le technicien est de très bonne volonté et prend à cœur de m’aider. Il me pose un nouveau fond de jante avec les moyens du bord et répare mes deux chambres à air percées avec de nouvelles rustines. Pendant ce temps je fais sécher ma tente au soleil et 1h plus tard je peux enfin ré-enfourcher mon vélo. Pourvu que ça tienne. Je décide de ne pas poursuivre plus loin et m’installe dans un hôtel. Si demain matin le pneu est toujours gonflé je reprends la route. Sinon, je prendrais un bus avec ma roue défectueuse, direction Juliaca, la grosse ville de la région.


Partis de La Paz 2 jours après moi, mes petits suisses préférés m’ont rattrapés et viennent d’arriver en ville. En moins de 24h, je change de compagnons de voyage en espérant pouvoir repartir avec eux demain.